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Savez-vous ce qu’est le camp de réfugiés syrien de Yarmouck à Damas. L’Enfer. Ce l’était déjà avant la révolte syrienne. Mais semble-t-il ce n’était pas suffisant pour Daéch et le président Assad. Depuis que les hommes du Calife l’ont investi (On se demande d’ailleurs comment ils ont pu arriver sans coup férir à huit kilomètres de la capitale) et qu’ils en ont délogé tout autre groupe d’opposition, il s’y déroule un massacre organisé. Les duels d’artillerie, l’absence de vivre et de soins, les exécutions sommaires, ont ôté aux habitants de ce camp toute qualité humaine.

Le gouvernement israélien est celui d’un état ségrégationniste et apartheid. Cette identité est assumée par une très large partie de la population. Israël est perclus de contradictions entre juifs orientaux et occidentaux, entre les nouveaux immigrants russes et éthiopiens et les autres , entre laïques et orthodoxes, entre nationalistes-religieux et la gauche, entre les colons et les partisans de deux états, entre des très riches et des très pauvres. La seule caractéristique qui sauve Israël de l’implosion est l’indéfectible dignité accordée aux citoyens juifs, à leurs vies. Jamais Israël n’abandonnerait un soldat en captivité. La mort de chacun d’entre-deux est une cause nationale. Le déplacement de population des zones de combat avec le Hezbollah et le Hamas, la descente dans les abris est un traumatisme qu’ils n’admettent pas. Nous n’en sommes même pas la, dans le monde arabe la vie humaine ne vaut pas le mot qui la désigne. Ce n’est que lorsqu’elle sera le premier principe que nous pourrons voir le bout du tunnel. Qu’on n’accuse pas ou qu’on ne falsifie pas l’Islam pour justifier la barbarie. Le Coran dit « Lorsque ton Seigneur dis aux Anges : je vais créer un mortel…et que j’aurais insufflé en lui mon Esprit tombés prosternés devant lui, tous les anges se prosternèrent ensemble à l’exception d’Iblis…Dieu dit sors d’ici tu es maudit » XV-28 à 34. En Islam on ne se prosterne que devant Dieu et l’Homme.

Je suis stupéfait quand j’entends quelques Libanais se plaindre des retards et inconvénients que provoquent les parents des soldats enlevés, quand ils bloquent des routes. Certes ce n’est pas comme cela qu’ils obtiendront leur retour. C’est d’autre chose qu’il s’agit, même s’ils n’en sont pas totalement conscients. La vie d’un soldat, d’un Libanais, d’un homme est le bien le plus précieux. Si nous le dégradons, nous serons perdus. Tant que nous manifesterons notre volonté de voir les soldats en captivité revenir, le Liban pourra s’épargniez une descente en enfer.

 

Amine Issa

10/04/2015