«Les gens sont de deux genres, ou bien ton frère en religion ou ton semblable dans la création ». L’Imam Ali.

J’ai lu mercredi 10 juin, dans la rubrique de nécrologie du journal An-Nahar, l’annonce suivante: le docteur Abdelmajid Al Raafii, secrétaire général adjoint du parti «Baas arabe et socialiste», le président du parti de «l’avant-garde du Liban arabe et socialiste» et les membres du commandement régional du parti de «l’avant-garde du Liban arabe et socialiste» annoncent au public libanais, de la nation arabe et aux forces de libération du monde, le décès du martyr militant, Tarek Aziz, membre du commandement national et du commandement régional irakien du parti «Baas arabe et socialiste» et membre du conseil de commandement de la révolution et vice-premier ministre, ministre des Affaires Etrangères et de l’information de l’Irak pendant plus de vingt ans. Les condoléances seront reçues aujourd’hui de 17heures à 19 heures, à l’hôtel Commodore.

Je suis né en 1961 et je tenais donc à assister à cette messe de requiem tardive pour un mort, le nationalisme arabe, qui s’imagine parfois qu’il ne l’est pas encore. Une centaine de personnes, dont quatre femmes, étaient assis autour d’une photo de Tarek Aziz. Ceux qui entraient, trouvaient une place qui se libérait aussitôt. J’ai reconnu parmi les hommes politiques, d’anciennes icônes du nationalisme arabe libanais (sic) rescapés des ravages de l’âge ou des illusions perdues. Même un ancien député nonagénaire d’un parti nationaliste libanais ânonnait sa peine. Arabes sincères, au moment du deuil, ils suspendaient les querelles sur l’étendue de la géographie nationale. Quant au reste, des militants anonymes et orphelins d’une idéologie qui fit les délices de leurs jeunesses et le malheur de millions de personnes. La nostalgie ne répond pas aux règles de la comptabilité et ignore le mot passif.

Il y a eu au crépuscule de l’Empire Ottoman, trois mouvements de renaissance dans le monde arabe, celui des lettres, de la religion et de la politique; le nationalisme arabe. Le premier, celui des lettres avait compris que la langue était le véhicule privilégié de toutes nouvelles idées. Il fallait donc revoir une langue, qui dans son état, ne pouvait que retranscrire des traditions religieuses et politiques maintenant l’esprit arabe quatre cents ans derrière le monde moderne. Il y eut Boutros Al Boustany, Gebran, Mohamed Haykal et surtout le génial Taha Hussein, aveugle, qui n’eut aucune difficulté à déchirer les œillères que les traditionalistes voulaient lui imposer, tant son approche était révolutionnaire. On tenta d’interdire certains de ces livres, le corseter dans un emploi public prestigieux. C’est après sa mort que l’enterrement officiel de son œuvre eut lieu. La seconde renaissance, religieuse, fut tentée par principalement, les Cheikhs Riffat Al Tahtawi, Jammal El Dine Al Afgahani et Mohamed Abdo. Ceux-là, eurent le courage de dénoncer en bloc la superstition qui avait gangrené l’Islam, son instrumentalisation par des ignorants, imams et dirigeants, l’opposition à l’Ijtihad et le rejet en bloc de tout ce qui venait de l’occident et qui pouvait être utile aux musulmans. Mais malheureusement, ils ne purent se départir de leurs visions exclusive et globalisante de l’Islam, qui, quelque que soit, les réformes qu’ils y apportèrent, restaient à leurs yeux la solution et notamment dans la gestion de la cité. Il a fallu un autre Cheikh, Ali Abdel Razak pour démontrer le contraire en matière de politique. Il affirmait que l’Islam n’était en aucun cas un régime politique et que le prophète n’était pas le fondateur d’un système politique. On le censura et même, on l’obligea à se rétracter. La timorée des trois premiers et la mise à l’index de Ali Abdel Razzak, va percer une avenue aux idées radicales des Frères Musulmans, avec Hassan Al Banna, Abdel Rahman Al Kawakibi et surtout Sayyed Quotob, le théoricien de l’Islam politique violent. Cependant, ces querelles sur l’Islam vont passer jusqu’à la fin des années soixante-dix au second plan. C’est la troisième réforme, celle du nationalisme arabe, qui va prévaloir. Les arabes voulaient leur indépendance de l’Empire Ottoman, surtout après la déception que provoqua la politique ultranationaliste turque du parti «Union et progrès» qui mit fin au sultanat totalement ossifié. Le nationalisme était né en occident, c’est donc vers celui-ci que se tournèrent les Arabes, tant pour y trouver des idées que des alliés. À cet instant de l’histoire, donc au début du vingt-énième siècle, deux hommes vont particulièrement indiquer une voie, Saati Al Husri et Zaki Arzuzi. De leurs voyages en Europe et de leurs lectures, ils vont effectuer un choix. Ils vont préférer Johann Fichte du «Discours sur la nation allemande» à Ernest Renan de «Qu'est-ce qu’une nation». Johann Fichte écrit: «Tous ceux qui vivent eux-mêmes une existence créatrice et productrice de nouveauté, ou bien qui, si cela leur a été refusé du moins, ont résolu de se désintéresser de ce qui est futile et reste dans l’attente du jour où peut-être, le courant de la vie originelle viendra les saisir… tous ceux-là sont des hommes originels, ils constituent, quand on les considère collectivement, un peuple original, le peuple entendu absolument, bref: des Allemands», «Il n’y a donc pas d’issue: si vous sombrez, c’est toute l’humanité qui sombre avec vous, sans nul espoir d’une renaissance future» (1). Renan lui, disait que la Nation est «Le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie» «N’abandonnons pas ce principe fondamental que l’homme est un être raisonnable et moral, avant d’être parqué dans telle ou telle culture.  Avant la culture française, la culture allemande, la culture italienne, il y a la culture humaine»(2). On peut mesurer toute la distance qu’il y a entre ces deux discours, l’un Renan, part de l’humain vers le singulier, l’autre Fichte, par du singulier vers l’humain et donc va préférer le singulier et tenter de soumettre l’humain, l’autre, ou du moins le sous-estimer. Fichte a inspiré le nationalisme allemand avec toutes les conséquences que celui-ci aura pour l’humanité. Pourquoi les Arabes ont-ils favorisé la version de Fichte? Les faits, qu’après la Première Guerre mondiale, les Anglais et les Français, qui avaient participé a démantelé l’Empire Ottoman, n’ont pas tenu leurs promesses envers les Arabes (les engagements de Mac Mahon au Chérif Hussein) et les ont même trahis (la déclaration de Balfour), ont favorisé une oreille attentive à l’idéalisme allemand, plus qu’au penseur français, puissance mandataire, un colonialisme qui ne disait pas son nom. Ensuite, les deux penseurs savaient qu’ils ne pouvaient réunir tous les Arabes en un seul Etat centralisateur. Même l’empire abbasside ne l’avait jamais été. Les provinces avaient toujours une autonomie plus ou moins prononcée, par rapport à la capitale de l’empire, Bagdad. C’est ce modèle qu’ils souhaitent reproduire et celui-ci ressemblait plus à la structure fédérale allemande, que réunissait une communauté de peuple, de race, sous l’autorité d’un référent commun, l’Empereur. Pour les Arabes, ce référent était le chérif Hussein de La Mecque ou un de ses fils, descendants du prophète. Ils préféraient donc le modèle allemand, à la structure centralisatrice de la France, où le chef de l’Etat n’avait aucune légitimité que celle du suffrage universel. Il y avait également ancré dans l’imaginaire arabe le ciment que pouvait être la religion musulmane, surtout que celle-ci les présentait comme «la meilleure des communautés» à la façon du Volksgeist allemand «l’esprit du peuple» supérieur aux autres. Et surtout, ce qui influença le choix des idées allemandes est la peur des Arabes de se sentir dans un cadre trop étroit, la nation librement consentie et construite par des individus. Depuis Kant, l’homme redevenait le centre du monde, c’était lui qui par la raison, pouvait désormais, non pas seulement agir utilitairement pour répondre à ses besoins, mais penser sa destinée et agir en conséquence. Quatre siècles d’immobilisme ottoman, la démission et le désengagement des Arabes de tout effort de réflexion qui ferait des individus les principaux acteurs de leurs vies, ne pouvaient se résoudre par une phrase ou par la conviction de quelques intellectuels. Les Arabes avaient besoin encore d’un fondement transcendant, qui viendrait, à priori, imaginer et légitimer toute leur construction politique. En résumé, le cadre national étroit demandait des responsabilités que les Arabes n’étaient pas prêts à prendre.

 

Mais quand les Arabes obtinrent les uns après les autres leur indépendance et que le royaume arabe unitaire s’était évanoui par la volonté des forces mandataires, les nouveaux pays et leurs dirigeants prirent goût à la pratique du pouvoir dans un cadre national. Les roitelets et dictateurs de petit acabit, n’avaient aucune intention de déléguer une quelconque parcelle de leur pouvoir dans un ensemble plus large. Occupés par leurs petites affaires, la construction d’une identité nationale particulaire et d’un État moderne ne les intéressaient pas non plus. Ils n’étaient pas plus capables que les intellectuels d’imaginer le dévoilement d’une personnalité citoyenne consentante et participative. Face à cette incurie, le rêve de la Nation Arabe continuait à occuper l’esprit des citoyens et les exclus du pouvoir. Quand en 1948, l’État d’Israël est créé, ultime trahison des Occidentaux, et l’incapacité des armées arabes à s’y opposer, l’heure des nationalistes arabes était venue. Gamal Abdel Nasser, prends le pouvoir en 1952 et le Royaume Egyptien devient la République Arabe d’Egypte. Il est l’antithèse de tous les monarques et bourgeois qui dirigeaient les gouvernements arabes. Homme du peuple, militaire honorable, menant une vie modeste, il remet le rêve arabe en marche. Par des mesures populistes, il redistribue les richesses et nationalise à tour de bras, surtout le canal de Suez, qui est une gifle pour les Français et les Anglais. Il est adulé par les foules. Il tente une première union avec la Syrie en 1958. Mais Abdel Nasser est avant tout Abdel Nasser, et égyptien. La République Arabe Unie est un désastre. Les Égyptiens en Syrie se sont comportés comme des conquérants. L’expérience prend fin en 1961. Mais pas les tentatives d’union. Le Baas, parti panarabe, prend successivement le pouvoir en Syrie et en Irak, et les projets d’union se multiplient. Mais pas plus que Nasser, les dirigeants syriens et irakiens, ne s’intéressent à la Nation Arabe, que si elle leur est soumise. Entre 1952 et 1978, les dirigeants arabes et les intellectuels tiennent un même discours. Les Arabes ne connaîtront la gloire qui leur est due, ne rattraperont pas leur retard sur l’occident et la Palestine ne pourra être libérée, qu’à condition qu’il y ait une Nation Arabe, entretemps, il faut patienter. En réalité, les dirigeants arabes font tout pour ce que cette union ne voit jamais le jour. De 1952 à 1978, tout est arabe, la culture, la langue, les régimes, l’économie, les sociétés et «la cause» la Palestine, tout, sauf le pouvoir. Cet arabisme rêvé, est toujours celui de Fichte, absolu, inscrit dans les gènes, naturel, spontané et que l’histoire glorieuse des Arabes à confirmer. Il suffit maintenant de le rétablir dans ses droits. À cet arabisme, s’ajoutent d’autres couleurs. La supériorité raciale, ayant pris un coup avec la défaite nazie et le camp socialiste triomphant, l’identité arabe prétend à plus d’ouverture. La mode est à l’internationalisme, mais toujours à partir d’une idéologie particulaire et exclusive. Ce sera le «socialisme arabe» face au capitalisme, la lutte commune de tous les prolétaires pour les plus audacieux et le «non-alignement», comme à Bandung en 1955, ou Nasser, représentait tous les Arabes. L’arabisme est devenu une tour de Babel.

La défaite de 1967 des armées arabes face à Israël est un choc autant qu’une humiliation. Les régimes arabes avaient gravé dans l’opinion la supériorité de leurs armées et l’efficacité du «commandement commun». Il a fallu six jours à Israël pour prouver le contraire. Ce qui va se passer par la suite va démontrer combien sur le fond, les régimes arabes étaient bien au-delà de l’infantilisme dans lequel l’Empire Ottoman avait maintenu les populations conquises. Nasser, au lendemain de la défaite, présente à la télévision sa démission. Les Arabes, comme un seul homme, descendent dans la rue et refusent le départ de celui qui les a menés au désastre! 1967 est le début du reflux pour la Nation Arabe, les citoyens de tous les pays arabes vont connaître la lente érosion de leurs certitudes, avec la découverte de plus en plus prégnante du particularisme de chaque nation. Yasser Arafat, le roi Fayçal et la guerre de 1973, une fausse victoire, arriveront momentanément à redonner un court sursis à l’arabisme qui sombrait. En 1978, quand Anouar El Sadate, se rend à Jérusalem, il achève un moribond. Les révélations sur la guerre de 1973, dont Hafez El Assad ne voulait pas, où l’avait entraîné Sadate qui la provoqua pour uniquement pouvoir justifier son voyage en Israël par une pseudo victoire, va définitivement l’enterrer.

Un an après la visite de Sadate en Israël, l’Imam Khomeiny, au nom de l’Islam, renverse le Chah. Il se pose au début comme l’Imam de tous les musulmans, sunnites comme chiites. C’est alors que va commencer une lutte sourde entre des régimes arabes dictatoriaux et les mouvements islamistes. S’ils ne parviennent pas à prendre le pouvoir, c’est parce que les régimes sont durs à leurs égards. Mais ils n’ont pas de difficultés à convaincre. Le panarabisme est graduellement remplacé par le panislamisme. Si le sentiment national de chaque Etat s’est développé à partir de 1967, il ne s’est jamais traduit par une amélioration du quotidien des citoyens. Quelques maigres avancées matérielles, mais toujours une absence de liberté politique et beaucoup d’humiliations. Les systèmes politiques ne changeant pas, il a été très facile aux islamistes de déclasser, pour la majorité des populations, le cadre national et pseudo laïc. On connaît la suite, quand ces régimes, comme nécessairement toute dictature, se sont effondrés, les islamistes ont occupé la première place. Ceux-là ont très vite montré les limites de leurs capacités. En Tunisie, ils ont cédé le pouvoir, au Maroc, ils refusent l’étiquette islamique (3), en Égypte l’aventure tourne très vite court, en Libye, Syrie, Irak et Yémen, ils ne font que tuer et détruire.

 

Un ami me disait qu’il remerciait l’Etat Islamique pour une seule chose, celle d’avoir définitivement mis fin à l’arabisme. Il se trompe de date, l’arabisme est mort depuis 1978 et il faut le regretter. L’arabisme n’a pas vécu, parce qu’on l’a chargé de plus de significations qu’il ne pouvait supporter. On a voulu faire de trois principes, une langue, une histoire et une religion majoritaire, le soubassement de la fondation de millions de personnes et d’une large géographie. D’abord, s’il est vrai que la langue littéraire est la langue commune de tous les Arabes, au quotidien elle n’est parlée par personne. Elle est la langue écrite certes, mais reste uniquement fonctionnelle. Les dialectes de chaque pays restent les véritables canaux d’expression de leurs réalités sociales, politiques et psychologiques. Et si elles le sont devenues, c’est bien parce qu’il existait des particularismes que ne pouvait exprimer l’arabe littéraire. Ensuite l’histoire. Effectivement, il y eut un empire arabe, mais avant tout il était dû à une impulsion religieuse, celle de la nouvelle «communauté des croyants» instaurée par le prophète Mohamed. Mais très rapidement ce lien s’est délité. Certes l’Islam restant la religion dominante et celle des dominants, mais ce n’était qu’une façade pratique pour permettre à des dynasties de différentes origines, arabes, iraniennes, turques, de soumettre l’ensemble des musulmans. D'ailleurs, il est remarquable que les citoyens de la première dynastie arabe, ceux de la presqu’île arabique, le Golfe aujourd’hui et particulièrement l’Arabie Saoudite, aient été depuis le début les partisans les moins enthousiastes, sinon dans les faits, les adversaires les plus coriaces de la Nation Arabe. Enfin la religion. Le laïcisme déclaré des pères fondateurs de l’arabisme, n’ayant jamais eu la possibilité d’exister, la religion musulmane était le lien non déclaré qui sous-tendait cette appartenance à une même nation. Même les arabisants chrétiens de la première heure (Boutros Al Boustany et Michel Aflack) reconnaissaient à l’Islam une valeur fédératrice.  Or, on voit bien que l’Islam saoudien, n’est pas le même que l’Islam tunisien ou égyptien et que la fusion ne se fait qu’au niveau d’une frange certes active et violente, le salafisme, mais qui reste marginal et surtout incapable de réunir les Arabes dans un projet cohérent.

 

Je regrette l’arabisme, mais un arabisme qui n’a jamais existé. Le monde arabe est aujourd’hui déchiré entre des particularismes qui peuvent déboucher sur des nationalismes étroits et vindicatifs ou des replis confessionnels et tribaux, et, une utopie islamiste rétrograde. Dans les deux cas, il s’agirait d’une vision idéologique réductrice qui ne ferait que produire des automates privés de réflexions et asservis à un discours et des pratiques gouvernementales autoritaires. C’est là où un arabisme intelligent et souple peut jouer un rôle désinhibiteur. Je reprends les trois principes cités plus haut. La langue. Si elle est débarrassée de sa sacralité, parce qu’elle est la langue du Coran et donc irréformable, elle peut être le véhicule d’idées réformatrices, communes et avant tout humanistes, c'est-à-dire mettant en avant les véritables liens de proximité, du respect de l’Autre du seul fait qu’il soit autre et qui peut être un associé dans une construction à plusieurs. Des romans et des essais contemporains ont fait ce choix, je ne citerais que l’égyptien Allaa Al Aswanni et le marocain Mohamed Abed Jaabiri. Quant à l’héritage commun, des textes comme ceux d’Ibn Arabi, Ibn Al Moukafaa et Al Hakem Al Tharmidi, seraient, pour leur profond humanisme, nécessaires. Il faudrait comme ceux de William Shakespeare en anglais, les réécrire dans un arabe accessible à tout le monde. L’histoire. On ne retient de celle-ci que les exploits militaires. Au lieu d’évoquer uniquement les victoires arabes contre les Perses, byzantins et croisés et, d’additionner les morts infligés à l’ennemi, il serait plus utile de rappeler que le Calife Omar quand il prit Jérusalem, refusa de prier dans son église sur l’invitation du patriarche, pour qu’elle ne soit pas transformée en mosquée, ou comment quand l’intolérance était la règle dans le monde entier, comment  juifs, chrétiens et zoroastriens étaient au conseil et à la cour du calife Al Mamoun. Au lieu de se glorifier uniquement des batailles d’El Quadissiya ou Ain Jalut, faisons-le surtout d’Al Khawarizmi qui a inventé les algorithmes ou Ibn Khaldoun la sociologie. La religion. Quant à celle-ci, au lieu de décontextualisé des sourates du Coran, pour justifier la guerre, la soumission de ceux qui sont différents, en faisant de Dieu un comptable irascible de nos mauvais agissements, se souvenir qu’Il est avant tout miséricordieux et qu’Il s’est imposé à lui-même la miséricorde et que les gens du Livre étaient les associés du Prophète à Médine (4). C‘est cet arabisme qui peut être utile.

 

Amine Issa

 

18/06/2015

 

1-      http://www2.lingue.unibo.it/dese/didactique/travaux/Ziethen/Arts%20et%20lettres%20Ziethen.pdf

2-      Qu’est-ce que une nation, Ernest Renan, Le Mot Et Le Reste, page 30&34.

3-      Al Qods Al Arabi, le 5/06/2015.

4-      Coran VI-12.